Je tombe sur un nom qui m'est familier
En rendant visite à John Latour à l’Université Concordia de Montréal, je tombe sur un nom qui m’est familier.
Devant nous se trouve le reportage de Jessica Kelly-Rhéaume sur le Morrin Centre, magnifique institution à Québec, publié dans le numéro 23 de MOQDOC en 2013. Après s’être plongé dans l’histoire du chapitre, Latour a élaboré un document bilingue qui retrace les événements clés, les faits marquants et les changements de direction de cette association canadienne de longue date. Cet historique se conclut par une liste de toutes ses publications.
Pourtant, il fut un temps où John était lui-même un nouveau venu :
« L’un de mes tout premiers souvenirs du chapitre remonte à 1995 ou 1996, lorsque j’ai assisté à un déjeuner MOQ dans un restaurant voisin du Centre canadien d’architecture. À l’époque, j’étais encore étudiant à l’école de bibliothéconomie de McGill. Je me suis retrouvé à une très longue table de professionnels de la bibliothéconomie qui étaient tous si aimables et si accueillants. J’étais terrifié. »
Au cours de son congé sabbatique en 2024, Latour a consulté le fonds ARLIS/NA MOQ à Ottawa, conservé à la Bibliothèque et Archives du Musée des beaux-arts du Canada depuis 2012, à l’aide d’un instrument de recherche très pratique.
Avant la création d’ARLIS/MOQ en 1987, il y a eu une association au nom tout aussi euphonique, mais de courte durée, appelée CARLIS (Canadian Art Libraries Association), une section de l’Association canadienne des bibliothèques (ACB). Latour souligne la détermination des fondateurs d’ARLIS/NA MOQ à mettre en place une organisation qui perdurerait et rassemblerait des personnes de différentes provinces.
Cet esprit se manifeste à travers un voyage à Trois-Rivières en 1997, dans l’un des souvenirs les plus chers de Latour concernant les excursions semi-annuelles de l’association. « Nous avons visité une prison du 19e siècle transformée en Musée des arts et traditions populaires du Québec, ainsi que les Forges du Saint-Maurice. Le moment le plus mémorable de la journée, cependant, fut le trajet de retour en bus. La présidente de l’époque, Rosemary Haddad, a sorti un micro et a dirigé notre réunion de travail sur le vif. Trois nouveaux comités avaient vu le jour avant même que nous arrivions à Montréal. Ce fut une véritable leçon de bénévolat à laquelle il était impossible d’échapper! »

Je ne pense pas que tout le monde approuvait son approche expérimentale et ludique.
Le zine que vous lisez a également pris de nombreuses formes au fil des ans, ce dont Latour a pu témoigner. « Je pense que mes numéros préférés ont été produits en 2003 sous la direction de Peter Trepanier. L’approche volontairement sobre de Peter pour la mise en page de MOQDOC (pensez à la police Courier) s’inspirait de l’art conceptuel des années soixante et soixante-dix; et ils incluaient des projets artistiques de Sylvie Alix et moi-même. À l’époque, je ne pense pas que tout le monde approuvait son approche expérimentale et ludique. »


Peut-être qu’à la conférence de cette année, dans un élan de petite visite historique, vous serez tenté de jeter un œil au volumineux (plus de 100 pages) programme de la conférence et guide de la ville de Montréal, où ARLIS/NA a tenu sa 23e conférence annuelle en 1995. Ou même de faire un voyage avec VIA Rail jusqu’à Ottawa pour voir le « sac de conférence très élégant de cette année-là — le tout soigneusement rangé dans les archives ».
Quant à savoir si John prévoit demeurer membre à vie d’ARLIS/NA MOQ, la réponse est sans conteste oui
